Bienvenue sur le site de Flenn

Vous trouverez ici quelques unes de mes oeuvres picturales...

Vous pourrez me laisser vos impressions et vos commentaires dans le livre d'or

Bonne visite !

Flenn - artiste peintre et écrivain

Flenn est mon pseudo d'artiste, je l'ai choisi dans le cadre de la célèbre phrase d'Arthur Rimbaud, "Je est un autre". Il s'agissait du nom de l'un des personnages d'une pièce de théâtre que j'ai écrit en 1984, perdue depuis, qui se nommait "le voleur de visages", et que je réécrirai peut-être un jour... Je m'appelle Bruno Couturier,  je suis français, né en 1967 dans la région parisienne; je me défini avant tout comme peintre, mais j'écris également de la philosophie, de la poésie et des chansons.

Ma démarche artistique s'inscrit comme la dynamique d'une démarche de philosophie personnelle; philosophie que je me suis efforcé de clarifier et de rendre lisible dans plusieurs essais philosophiques écrits entre 1994 et maintenant.

 

Démarche :

 

Outre la recherche plastique, issue du rapport entre la matière et la couleur, l’harmonie des coloris et l’équilibre des compositions, entre abstraction et narrations imaginaires aux figurations anthropomorphes, mes tableaux intègrent parfois poèmes et collages photographiques. Ils se veulent parfois anecdotiques, en ce sens ils racontent des histoires, mais ils sont souvent des rapports de constats émotionnels, explorant "l'espace du dedans".

A travers la gestuelle et l’exploitation d’événements picturaux, ce qui est issu du hasard, de l’inconscient de ma propre réalité intérieure, le tout contrôlé par mon esthétisme conscient personnel, je m'explore, exprime une sorte d'auto-analyse, et explore mon imaginaire, mon expression symbolique et psychanalytique.

Ma peinture est empreinte de recherche, explorant les différents courants du surréalisme, du mouvement COBRA, de l'Art Brut et de leurs déclinaisons, ainsi que de l’abstraction, et particulièrement de l'abstraction moderne américaine, dont notamment l’expressionnisme abstrait.

J'aime explorer le côté tribal, sauvage, naïf, primitif, enfantin et en même temps profond de notre humanité.
Mon travail peut être considéré, pour une large part, comme métaphorique et allégorique.

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Personnellement, je considère que peindre est un moyen de se connaître, comme une sorte de psychanalyse, c'est pourquoi je peins souvent selon la méthode présentée par les peintres surréaliste : la peinture automatique, que je me permets cependant de gérer par la conscience. C'est ainsi, un automatisme géré; de l'improvisation contrôlée, en somme.

 

Ce qui m'intéresse et ce qui forme mon approche philosophique et plus particulièrement ontologique, qui m'intéresse particulièrement c'est l'être, l'ego, et ce que André Breton a nommé par « l'être essentiel »; c'est l'interaction, l'entrée en contact, la mise en relation, par la composition illustrée, de l'inconscient et la conscience, dans un travail commun, dont l'avancée, la commune mesure continue, l'expression essentielle et vitale est, selon moi, le subconscient, le surmoi.

 

Selon l'approche que j'ai de la peinture, il s'agit d'un acte existentiel promouvant l'essence de l'être dans l'apparition d'un événement ontologique, comme un fait intime d'histoire personnelle, selon son propre historique; il s'agit d'un situationnisme artistique. Pour moi, l'art est le moyen d'agir sur le monde, tout en étant déjà à l'intérieur du monde que nous sommes, pour être et exister; et en même temps une méthode d'action sur lui, c'est un sens (en même temps qu'une direction) à la vie; c'est la signification de ma vie et ma signification personnelle. L'art est une expédition exploratoire.

 

Dans le mode de mon approche picturale, je me situe en dehors de l'abstraction et de la figuration; disons que je crois en une concomitance des deux, le tout étant de s'exprimer dans le plus large panorama possible, tout l'intérêt étant dans le style ("la stylisation") de la réalité visible, en un mélange (impliqué) d'avec l'invisible, l'émotionnel, ce qui tient aussi des sensations. C'est pourquoi j'aime la peinture de Matta, par exemple. Ce qui m'intéresse aussi beaucoup, et c'est pourquoi je me sens ainsi très proche du mouvement COBRA et de peintres comme Karel Appel, Pierre Alechinsky, Corneille (Cornelis van Beverloo) et beaucoup d'autres, Picasso, Kandinsky, et Lam, bien entendu. Ainsi, c'est le côté primitif et tribal de l'être humain, qui est un aspect de notre humanité toujours présents malgré notre technicité dans ce monde (à ne pas confondre avec la modernité).

Il s'agit d'une exploration du monde sensible, par le visible et l'invisible. Comme le disait Paul Klee, « l'Art ne reproduit pas le visible, il rend visible. »

 

C'est ce qui me manque dans l'art contemporain, ce qui est l'abandon, la renonciation de l'image et de l'émotion pour le discours philosophique et sociologique. C'est dommage.

 

Je me sens toujours dans la continuité contemporaine du moderne, alliant les divers courants et autres contributions du vingtième siècle, du mouvement Dada, du surréalisme, de l'abstraction américaine, avec laquelle j'ai appris beaucoup, de l'art brut de Jean Dubuffet, de COBRA, les mouvements beat et hippie, fascinant, Henri Michaux, poète et peintre et certains autres peintres français et américains, des années 1980, comme Robert Combas et Jean-Michel Basquiat, par exemple.

 

Je suis convaincu que l'artiste est un témoin sensible de son temps, comme l'a dit très justement Robert Rauschenberg : « le travail de l'artiste se doit d'être un témoin de son temps, dans l'histoire. » Et c'est pourquoi notre rôle consiste à nous prononcer sur notre monde dans chaque création.

 

Et alors je rejoins le vingt et unième siècle, d'après une substance interne constituée par une histoire polymorphe et des méthodes pluridisciplinaires liées à l'inspiration des arts (la peinture, la philosophie, la poésie, la musique...), qui me sert comme structure d'ego et comme base de mon expression artistique.

 

J'essaye de faire comme l'on dit, chacun à sa façon, Peter Gabriel et Jean-Michel Atlan : « Ce qui me parle dans la création (...), c'est l'idée qu'il s'agit d'une matière vivante, qui évolue, et qui permet dans un sens aux artistes de proposer un processus plus qu'un produit au public. » (Peter Gabriel).

 

« Le moment est venu d'élaborer un nouveau langage, d'inventer des formes, de créer des objets, de faire surgir un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce qu'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité. »(Jean-Michel Atlan).

 

C'est la voie que j'ai décidé d'emprunter moi-même.

 

 

Bio :

 

J'ai commencé par écrire des poèmes, puis par la suite, des nouvelles, une tentative de roman, des pièces de théâtre... Je me suis subitement arrêté en 1984. J'ai débuté la peinture en 1985 par la gouache, l’aquarelle puis la peinture à l’huile. J'étais attiré par la peinture, et je devais me trouver une autre occupation artistique pour faire face au fait que je ne pouvais plus écrire de poésie, ni autre chose, d'ailleurs, étant entré dans une phase de crise littéraire (disons). Cette crise durera jusqu'en 1994, avec de brefs retour, épisodiques, à la poésie. C'est cette année là que je commence à mettre en oeuvre ma philosophie personnelle. Ce sera la phase 1 qui se formulera par la dénomination de "circonstancialisme", par un essai éponyme et un autre qui sera achevé en 2002, nommé "le sacrifice".

Entre 1985 et 1990, je suis en phase d'apprentissage, j'apprends par moi-même, avec l'aide précieuse de monographies de grands peintres (tels que Kandinsky, Picasso, Max Ernst, Marcel Duchamps, Joan Miro et quelques autres, principalement des surréalistes et expressionnistes abstraits américains) et je suis et poursuis, dans ma progression, l'histoire de l'art du post-expressionnisme à l'art contemporain, avec un passage notable et qui laissera des traces, par le surréalisme, qui sera le noyau de ma démarche artistique. De l'aquarelle, je passe à l'huile durant quelques temps et quelques toiles. En 1990, je m’oriente vers la peinture vinylique, inspiré par les oeuvres de Jean Dubuffet, puis en 1993 vers l’acrylique, pour des raisons principalement financières et pratiques car la peinture vinylique coute cher et est difficile à trouver. Pendant plusieurs années je peins de façon mixte en acrylique et vinyle. Le vinyle pour les couleurs flash, pétantes, crue, et l'acrylique pour la quantité.

Au fur et à mesure des inspirations, je fais quelques mélanges de techniques, crayons de couleurs, pastels, sable, plâtre, peinture en bâtiment glycérophtalique, encres... Mais je peins principalement à l'acrylique. J'ai complètement abandonné la peinture vinylique définitivement trop difficile à se procurer et trop chère, ainsi que les toiles, pour des raisons de coûts et de stockage. Je ne peins plus que sur papier, en général dans le format le plus courant dans ma production de 50 par 60 centimètres; parfois, selon les opportunités, je peins sur des formats plus grands.


Premières images numériques dès 1988 sur Atari. A partir de 1996, je me suis mis à concevoir des images sur ordinateur, sur plate-forme Apple, soit à partir d'images scannées, de photos de mes tableaux, de tableaux d'autres peintres et d'images trouvées sur internet et retravaillées. Je travaille essentiellement avec Adobe Photoshop.


J'ai fait une pause de deux années entre 1997 et 1999, et je me suis remis activement à peindre en 2000. J'ai pour habitude de ne peindre que de mars à décembre, généralement, m'otroyant chaque année, deux à trois mois de vacances picturales afin de faire reposer conception et inspiration, et de méditer à mon renouvellement.

Après près de 22 ans de peinture, je compte aujourd’hui à mon actif plus de 1000 œuvres, qu’il s’agisse de grandes toiles, d’isorels, de cartons ou de peintures sur papiers de grandes ou de modestes dimensions.

Depuis 2008, je me suis remis à écrire intensément, particulèrement de la philosophie; je poursuis la mise en oeuvre lisible de ma philosophie personnelle, qui depuis 2009, se formule, complémentairement, en "essistentialisme" et "significaphisme".

L'essistentialisme qui est le fondement philosophique qui définit la notion d'essence et d'existence comme d'une même entreprise pour l'humain.
Le circonstancialisme qui est l'application de l'essistentialisme à la phénoménologie humaine : la causalité situationnelle.
Le significaphisme qui est l'application essistentialiste et circonstancialiste d'une métaphysique matérialiste qui se formalise dans l'éthique morale, dans un premier temps en ce qui concerne l'individu et dans l'éthique politique, dans un second temps, en ce qui concerne la société.

La finalité de ces trois philosophies complémentaires est la même et doit définir l'événement humain au regard de sa phénoménologie ontologique. L'objectif ultime est le sens de la vie humaine.

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Sur le plan pictural, j'ai peu exposé. Entre 1991 et 2009, on dénombrera seulement onze expositions. La raison en est la difficulté de trouver des lieux d'expositions et des exposants que mon art intéresse. J'avoue ne pas être friand d'expositions de mes oeuvres, de toute façon.

Ceci étant, j'expose tous les jours sur internet. On peut voir mes oeuvres sur le site Myspace, sur Facebook, sur Artishow et donc ici.

Sur le plan littéraire, j'ai publié (à compte d'auteur) un recueil de poèmes, "pétrification des angles" (chez le Méridien Editeur), en 1988.

Je compte publier, toujours à compte d'auteurs, en petite quantité, quelques uns de mes écrits, poétiques et philosophiques, d'ici quelques temps, en fonction de mes moyens.

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